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LE SEM DEVELOPPE LES POSSIBILITES ECONOMIQUES ET LES APTITUDES DES VILLAGEOIS AUX REVENUS MODESTES GRACE AUX PRETS DE LA MICROFINANCE ET AU RENFORCEMENT DES CAPACITES EN BUSINESS.



 

Qu'est-ce que c'est que la microfinance?

La microfinance est le financement des pauvres dans les pays en voie de développement qui n'ont pas accès au système bancaire commercial par manque de moyens. Contrairement au système traditionnel des banques, la microfinance attribue typiquement de petits prêts (souvent moins de 100 dollars Américains par personne) et charge des taux d'intérêt abordables pour les clients à faible revenus et n'exige pas de garanties. Bien que la microfinance inclue et les organisations à but non lucratif et les banques commerciales ; l'objectif principal demeure l'impact social plutôt que le profit. Il y'a plusieurs sortes d'institutions de la micro finance : les organisations locales qui fournissent un petit nombre de prêts venant des donateurs, et les banques multi millionnaires qui opèrent pour établir des industries d'épargne et de prêts pour les pauvres à l'échelle nationale. Il y a aussi celles qui combinent leurs activités de prêts à l'éducation et au social, et celles qui se limitent aux services financiers. En dernier il y a celles qui fournissent le crédit seulement et celles qui offrent aussi la possibilité de l'épargne et de l'assurance. Certains praticiens pensent que pour que l'industrie croie assez rapidement pour répondre à la demande, les institutions de la microfinance devraient viser le profit en appliquant des taux d'intérêt assez élevés pour couvrir leurs coûts. D'autres soutiennent que la plupart des emprunteurs aux revenues faibles ne peuvent pas se permettre de payer de tels taux d'intérêt aussi élevés et il y a un compromis entre le profit et la lutte contre la pauvreté.

Pourquoi les pauvres dans les pays en voie de développement ont besoin de services financiers?

Même les plus pauvres dans les pays en voie de développement s'engagent dans les activités commerciales. Ces activités varient de la culture de rente, de l'élevage et de la vente de bétail, et de la vente de produits agricoles et artisanaux, au commerce à distance et à la gestion de toutes petites boutiques, de stands de nourriture et même de cybercafés. Un pêcheur qui gagne sa vie avec sa pirogue et ses filets, ou une ménagère qui coud des habits ou vend des mangues sur le trottoir quand elle a du temps libre, pourrait bien gagner moins d'un dollar par jour. Néanmoins, leur sens aigu des affaires est aussi élevé que celui des personnes dans les plus industrialisés. Et comme tout propriétaire de business, ces micro entrepreneurs ont besoin de capitaux pour investir dans le but de développer leur business et hausser les bénéfices. La petite pirogue du pêcheur pourrait lui procurer à peine assez de poisons pour joindre les deux bouts, mais un investissement dans un moteur ou dans une plus grande pirogue pourrait augmenter de façon spectaculaire ses revenus en lui permettant d'aller plus loin en mer et de ramener une plus grande prise sur le rivage. La ménagère pourrait plus que doubler ses revenues en achetant une machine à coudre ou payer l'acheminement de ses mangues vers la ville ou elle pourrait les écouler à des prix plus élevés. Dans ces cas, l'augmentation des bénéfices serait de loin plus grande que le coût de l'investissement, mais sans l'accès aux services financiers, il est peu probable pour les pauvres de mobiliser assez de capitaux pour investir.

Pourquoi ces microentrepreneurs ne peuvent pas octroyer de prêts au niveau des banques commerciales?

Octroyer des prêts aux pauvres n'est pas rentable parce que les montants des prêts (et par conséquent les bénéfices) sont modestes et les coûts des transactions sont élevés. De plus les banques commerciales tendent à considérer les prêts aux ménages à revenus modestes trop risqués parce qu'il leur manque souvent un emploi formel ou une expérience en crédit, et ils sont incapables de fournir des garantis adéquates. Les entrepreneurs avec des revenus faibles sont ainsi piégés dans une situation inextricable: puisse qu'ils ne gagnent pas assez pour avoir des garantis pour bénéficier de prêts auprès des banques commerciales, et ils sont incapables d'investir dans le développement de leurs activités génératrices de revenus. De ce fait, leur entreprise reste petite et à peine rentable, et leurs revenus stagnent. Les institutions de la microfinance travaillent pour aplanir ce fossé en offrant des services financiers sans garanties destinés aux entrepreneurs aux faibles revenus.

Si les institutions de la microfinance n'exigent pas de garanties, comment pourront-elles réduire au minimum le non-remboursement?

Les institutions de la microfinance tendent à avoir un taux de non-remboursement très bas – généralement moins de 3% - ceci grâce à diverses pratiques de prêts développées pour compenser le manque de garanties. La plus novatrice de ces pratiques est peut-être le prêt de groupe où les prêts sont étalés à de petits groupes d'individus qui se portent garant collectivement et mettent la pression sur chacun pour le remboursement. Les autres pratiques de la microfinance incluent le prêt progressif dans lequel la ligne de crédit est initialement très petite et la possibilité d'emprunter de grosses sommes dépend du remboursement des prêts antérieurs, et le traitement des contrats et remboursements en public dans les villages respectifs des emprunteurs.

Ne serait-il pas mieux d'octroyer des subventions aux pauvres plutôt que des prêts?

La microfinance n'est pas une panacée, puisse que le manque d'accès aux structures financières est seulement un des dilemmes auxquels les pauvres font face dans les pays en voie de développement. Il est évident qu'il y a des situations de désastre humanitaires dans lesquelles la distribution des ressources aux personnes qui ont tout perdu est plus appropriée que l'expansion du crédit. La microfinance est conçue pour permettre aux individus qui sont exclus du système formel des banques de sortir de la pauvreté à travers le financement de leurs propres activités génératrices de revenus. Donner des prêts plutôt que des subventions dans ce contexte présente beaucoup d'avantages:

  • Comme partout dans le monde, beaucoup de micro entrepreneurs ne veulent pas accepter la charité et préfèrent rehausser leur niveau de vie par leurs propres efforts si possible
  • Exiger qu'un prêt soit remboursé avec un intérêt assure le financement d'une activité génératrice de revenus plutôt que la consommation.
  • L'expérience de signer un contrat et de prendre un prêt habitue les micro entrepreneurs à travailler avec les institutions financiers en réduisant la barrière psychologique à demander un jour de prêts auprès des banques commerciales
  • La demande de capitaux pour l'investissement dépasse largement l'offre, et l'assurer sous forme de prêts libère des fonds pour un plus grand éventail de microentrepreneurs.
 
 

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